On raconte au sujet de la Rabbanite Tsipora-Hanna, la femme du Rav Arié Levin (zatsal) (surnommé "le Tsadik de Jérusalem"), qu’elle vit un jour un vieillard s’avancer vers elle à pas lents et laissant échapper un soupir de temps à autre. La Rabbanite s’empressa de se lever pour aller au-devant de lui car son cœur tendre ne supportait pas de voir un Juif en peine. « En quoi puis-je vous être utile monsieur ? » demanda-t-elle. « Auriez-vous l’obligeance de me donner un peu d’eau ? » répondit le vieillard qui fit halte en s’appuyant sur sa canne. La Rabbanite se hâta d’aller vers le puits situé dans l’arrière-cour. Tout à coup, elle poussa un cri d’horreur ! Son fils était sorti du berceau et se trouvait tout à côté du trou du puits. A tout instant il pouvait tomber, à D. ne plaise ! Elle s’empressa de saisir l’enfant et l’embrassa avec amour, puis elle remplie une cruche d’eau qu’elle apporta au vieillard.
Mais... celui-ci avait disparu ! La Rabbanite comprit immédiatement que c’était un envoyé du ciel, et que par le mérite de la Mitswa qu’elle avait voulu accomplir, D. avait protégé son enfant.